Sauté de pois gourmands au lard

Dans le panier du producteur, cette semaine, il y avait 1 kg de pois gourmands …. Que faire d’un kilo de pois gourmands ? J’avoue que pour moi le pois gourmand était un légume vert, certes pas mauvais, mais à l’inverse de son nom … pas gourmand ! Je ne l’ai jamais cuisiné autrement que plongé dans l’eau bouillante quelques minutes et servir avec du sel et de l’huile d’olive. Mais ça c’était jusqu’à ce que Christian Etienne, ancien grand Chef d’Avignon, nous partage sa recette en video dans le journal la Provence hier matin. 

Il nous a offert sa recette du ragoût de pois gourmands au lard. J’ai été surprise par la facilité de réalisation de cette version pour un résultat très gourmand !

Cerise sur le gâteau, comme nous avons le temps pendant le confinement, il nous a partagé un dressage somptueux pour ce plat. 

Je reviens un instant sur le lard qui peut rebuter certains. Le lard est une matière grasse saturée qui supportent facilement des hautes températures  (190°C) de cuisson. Vous pouvez d’ailleurs accéder à l’article concernant les matières grasses de cuisson en  cliquant ici. Toutes les matières grasses ne conviennent pas à la cuisson. En fonction de la classe des acides gras qui les composent, les matières grasses peuvent former des substances nocives pour la Santé quand elles sont chauffées. Malgré nos croyances, c’est le cas de l’huile d’olive qui n’est pas adaptée à la cuisson à haute température. 

Ces graisses saturées ont souvent mauvaise presse, pourtant les dernières études ne les stigmatisent pas tant que ça et ne trouvent pas vraiment de lien direct entre leur consommation et les maladies cardio vasculaires.  Ils sont, certes, solides à température ambiante mais notre organisme étant à 37°, ces graisses deviennent liquides comme les autres.
Les seules personnes, devant diminuer vraiment les aliments constitués d’acides gras saturés, sont celles souffrant d’hypercholestérolémie familiale génétique, une maladie rare. Pour les autres, inutile de les diaboliser.
Ces graisses saturées sont d’ailleurs le meilleur choix pour les cuissons à haute température, car ce sont des acides gras plus stables (absence de doubles liaisons). Ils ne réagissent pas facilement avec l’oxygène et ne s’oxyde donc pas quand on les chauffe (à l’inverse des polyinsaturés qui sont particulièrement sensibles à l’oxydation).
Il ne faut certes pas en abuser et doivent être consommées qu’occasionnellement. Mais question matières grasses, tout est équilibre. Il est important de consommer un peu de graisses saturées, des oméga 7 et 9, un peu d’oméga 6 et beaucoup d’oméga 3 (huile de colza et poissons gras comme maquereaux, sardines, harengs…). Nous avons besoin de tous ces acides gras mais dans un certain équilibre. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’univers des lipides, cliquez ici

Comptez 600g de pois gourmand pour 4 personnes environ. Laver les pois gourmands et ôter les fils.

Dans un grande sauteuse : 100g de lard de votre choix en morceaux (lard italien, fumé, poitrine fraiche, des lardons …). Bien le faire fondre.

+ 2 échalotes hachées.

+ 600g de pois gourmands. Bien remuer, bien envelopper les pois gourmands de gras et d’échalotes.

Mouiller à 1/4 de hauteur environ avec du vin blanc ou de l’eau ou un mélange des deux.

+ 2 gousses d’ail hachées

Laisser revenir jusqu’à ce que le liquide soit évaporé.

Servir.

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Sauce Ragu de Simone Zanoni

Il y a probablement autant de recette de la sauce Ragu que de personnes qui la font et même si les avis divergent sur les ingrédients, nous serons tous d’accord sur le fait que cette sauce porte bien son nom. En effet, elle vient de « ragouter », c’est-à-dire « réveiller l’appétit ». Quand l’ensemble de la maison s’empare de ces bonnes saveurs et viandes, tomates, échalotes, légumes et herbes qui mijotent, c’est certain que cela réveille l’appétit !
Ce plat de viande mitonnée avec une abondante sauce est utilisée pour accompagner des pâtes ou des lasagnes (recette à venir). Si vous souhaitez l’utiliser dans des pâtes, pensez à mélanger un peu d’eau de cuisson des pâtes à la sauce Ragu (mais je le détaillerai dans une recette à venir).

La recette du Chef Simone Zanoni présente pour moi un équilibre de saveurs parfait et une facilité de réalisation qui donne envie de faire et refaire cette sauce Ragu. Durant le confinement, ce chez nous partage ses recette, sur son Instagram, depuis sa maison ou il cuisine avec ses deux enfants pour le personnel hospitalier. J’ai vite capturé la recette (et d’autres à venir) et me suis empressée de la réaliser.

Dans le bol d’un robot : 3 carottes pelées et coupées en morceaux + 4 échalotes. Hacher en petits morceaux.

Dans une cocotte en fonte ou grande sauteuse : huile de coco bio désodorisée à la vapeur d’eau (ou olives si vous y tenez) + légumes préalablement hachés + Sel + Poivre + 4 feuilles de laurier séchées. Les faire revenir puis les réserver.

Dans la même cocotte : 1 kg de viande hachée (par exemple: 500 g de boeuf + 250 g de porc + 250 g de veau). Faire très peu saisir.
Ajouter 2 verres de vin blanc. Dès que tout le vin a évaporé, ajouter 50g de concentré de tomates + 1,2 kg de tomates concassées (3 boites de 400g).

Laisser mijoter 90 minutes.

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Citrons confits au sel

En 3 semaines de patience vous obtiendrez de délicieux citrons confits au sel. Ces aides culinaires « fait maison » font parties des grosses économies que vous pouvez faire dans votre panier de courses. Vous serez certains de la qualité de vos citrons et vous obtiendrez un produit sans conservateurs, ni correcteurs d’acidité ni sulfites ajoutés.
Les citrons confits maison se conservent plusieurs mois dans un endroit sec et à l’abri de la lumière.

Il est important de choisir les citrons issus de l’agriculture biologique car pour réaliser des plats aux délicieuses saveurs marocaines, vous n’utiliserez que lécorce du citron confit, la pulpe donne une amertume peu agréable.

J’avais envie d’en réaliser depuis bien longtemps et c’est grâce à la recette du magazine Saveurs N° 261 que je me suis lancée. Toutes les recettes sont à peu près semblables. Ici elle était bien expliquée, c’est la raison pour laquelle j’ai sauté le pas.

Vous pourrez les utiliser quelques semaines plus tard dans un traditionnel marocain comme le tajine poulet-citron mais également dans des recettes un peu plus originales : houmous ou rillettes de maquereaux au citron confit, samoussas de crevette et citrons confits, côtes de porc aux citrons confits, des légumes rôtis aux saveurs orientales et simplement dans des papillotes de poissons …. Je n’ai pas encore essayé ces recette qui me mettent toutes l’eau à la bouche mais vous les trouverez sur le blog de Cerise sur le maillot.

Dans un grand saladier : 6 citrons bio lavés (frotter leur pot avec une brosse à légumes sous l’eau). Verser dessus une grande quantité d’eau bouillante. Laissez reposer 6 heures. J’ai mis un poids pour éviter que les citrons ne remontent à la surface.

Entailler profondément chaque citrons ramollis (comme sur la photo) et les garnir généreusement de gros sel gris non raffiné et non traité (environ 500g pour 6 citrons). Bien tasser le sel dans les citrons.

Placer les citrons dans un bocal en verre hermétique en les tassant bien et fermer le bocal.  J’ai utilisé au départ un bocal de 1 litre.
Pendant une semaine, laissez le bocal sur le plan de travail de la cuisine et à chaque fois que vous passez devant, secouer délicatement le bocal pour bien répartir le jus. Si vous voyez que les citrons sont plus au large, au fur et à mesure, mettez les dans un bocal plus petit en les tassant bien à chaque fois, sans oublier de transvaser aussi le sel et le jus. Au bout d’une semaine, les citrons rentraient dans un bocal de 675 ml.

A la fin de la semaine, si vous avez l’impression que les citrons n’ont pas rendu assez de jus, allongez avec un peu d’eau.

Versez 1 cm d’huile d’olive sur le dessus pour la conservation. Refermer le bocal. Laissez les citrons macérer encore 2 semaines sans y toucher.

Vous pouvez les conserver plusieurs mois dans un endroit sec et à l’abri de la lumière.

 

 

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Gâteau de Savoie (version ig bas)

Mon arrière grand-mère Yvonne, était la reine du gâteau de Savoie. Malheureusement je n’ai pas pu récupérer sa recette. Je ne sais pas si elle provenait de la famille de son gendre, mon grand-père Paul, qui était haut savoyard.
Quoi qu’il en soit, à 2 reprises, j’ai pu retrouver exactement les mêmes saveurs et la même consistance moelleuse que le gâteau de Savoie de mon arrière grand-mère. Si un jour vous êtes de passage à Combloux (74) il faut absolument aller prendre un gâteau de Savoie à la boulangerie « Le Fournil ». Il est moelleux à souhait. Imaginez-vous le réconfort avec une bonne tasse de thé ou un chocolat chaud après une journée de ski ou une belle randonnée face au Mont Blanc. Mais si vous souhaitez le réaliser vous même, en suivant à la lettre la recette du « gâteau de Savoie ultra rapide » de Mercotte , vous y arriverez sans problème !

Le gâteau de Savoie accompagne très bien les « Tea Time« . Il est comparable à une génoise ultra moelleuse (il est très aérien de par l’incorporation délicate de blancs d’oeufs montés) et accompagné d’un zeste d’agrumes pour relever le goût. Il est naturellement sans lactose.

J’ai donc adapté cette recette pour qu’elle soit à indice glycérique bas.  Pendant le confinement, les « goûters réconforts » sont importants pour moi, mais un peu trop nombreux pour faire de la pâtisserie à indice glycémie haut chaque jours. Le citronnier dans le jardin m’a donné de beaux citrons et les zestes sont tellement parfumés qu’ils donnent une saveur exceptionnelle à ce gâteau.

Un moule spécifique est certes attaché au gâteau de Savoie mais il est réalisable dans n’importe quel moule et même des petits moules individuels en silicone. Il faudra juste adapter le temps de cuisson.

Pour adapter ce gâteau en version ig bas, il est nécessaire de modifier 3 ingrédients de la recette originale : farine, fécule et sucre.
Pour la farine, j’ai choisi celle d’orge mondée (contient du gluten) car elle me parait la moins « lourde » des farines à ig bas et nous avons besoin de légèreté pour ce gâteau.
Pour remplacer la fécule, j’utilise toujours la crème d’orge.
Concernant le sucre, j’ai utilisé du miel pour la confection du gâteau. Il y a énormément de fraude sur ce produit, faites attention de toujours choisir un miel d’acacia d’un producteur local. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce trésor de la nature, cliquez ici. Pour sucrer le moule dans la première étape, j’ai choisi le sucre de canne complet. Ce n’est pas un véritable sucre à ig bas mais cela représente une très petite quantité.

Beurrer le moule et le poudrer de sucre de canne complet (ou de coco), réserver au réfrigérateur.

Dans un grand saladier : 4 blancs d’oeufs. Battre au fouet électrique. Dès que la consistance devient mousseuse, ajouter 80g de miel liquide d’acacia.

Avant que les blancs soient « en neige », diminuer la vitesse du bateur.
Ajouter 4 jaunes d’oeufs  et battre 15 secondes.

Dans un bol : 40g de farine d’orge mondé tamisée + 40 de crème d’orge tamisée (farine précuite, sorte de fécule à ig bas). Verser en pluie la moitié de ce mélange. Les incorporer à la maryse.

Ajouter le zeste d’un citron bio râpé et mélanger délicatement à la maryse.

Ajouter la moitié restante du mélange farine / fécule. Les incorporer délicatement à la maryse.

Verser l’appareil obtenu dans le moule.

Enfourner pour 5 min à 230.

Baisser la température du four à 130°. Cuire 45/50 minutes.

Démouler sur une grille et laisser refroidir.

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Volaille au romarin

Laurent Mariotte nous a partagé cette recette de sa maman durant le confinement. Dès que j’ai vu sa publication sur Instagram, j’ai eu envie de l’essayer pour changer de la traditionnelle volaille rôtie au four du dimanche midi. J’avoue que ce qui m’a plu dans cette recette, en plus de la saveur de romarin que j’adore, c’est le fait que la volaille ne nécessite aucune surveillance pendant 1h30. Lors de la cuisson au four, il y a d’abord beaucoup de fumée dans la maison et en plus il faut retourner et arroser le poulet très régulièrement… Difficile de faire autre chose pendant ce temps. 

Il est primordial de faire attention au choix du poulet. On le choisi Label Rouge ou issu de l’agriculture biologique.

Cette recette est plus que simple pour un résultat délicieux. J’ai mis dans le titre « Romarin » mais libre à vous de parfumer la volaille avec d’autres herbes en fonction de vos goûts ou de ce que vous avez dans le jardin : thym, estragon … ou même d’en associer plusieurs pour un rendu un peu différent à chaque essai.

Pour répondre à assiette complète équilibrée du quotidien, n’hésitez pas à accompagner cette volaille de légumes de saison et de légumineuses par exemple comme des haricots blancs. 
Vous pouvez cliquer ici, pour avoir un bon récapitulatif de ce qu’est l‘assiette complète équilibrée du quotidien

Badigeonner de beurre mou un poulet bridé de 1,8 kg environ. Salez et poivrez le.

Dans une cocotte en fonte : 25g de beurre + Poulet. Laisser le colorer sur toutes les faces.

+ Gousses d’ail en chemises + 1 oignon épluché et coupé en quartiers + 200 ml d’eau.

+ Etouffer le poulet avec des branches de romarin.

Laisser cuire à feu doux 1h30 à couvert.

Laisser reposer 15 minutes avant le découper. Pendant ce temps, j’ai sorti la volaille de la cocotte et j’ai fait réduire le jus à feu vif quelques minutes. 

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Terrine de joues de boeuf

Confinement certes, mais un apéritif peut quand même être le bienvenu ! Il est essentiel d’avoir à l’esprit que l’apéritif peut être un moment convivial en famille ou entre amis si vous aviez choisi de vous confiner ensemble, ou via les plateformes de visioconférences. Il peut faire beaucoup de bien au moral. 

L’apéritif ne doit pas être toujours synonyme de catastrophe. Il suffit de dompter les pièges pour que l’équilibre nutritionnel reste correct. Un article entier est consacré à ce thème dans ce blog. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.  Avec cette terrine de joues de boeuf, vous serez certains d’avoir sur la table basse du salon un apéritif sain. Cette recette est tirée du magazine Saveurs N° 261 de Février 2020.

Viande, carottes, poireaux, oignon et épices sont les seuls ingrédients de cette terrine. En privilégiant cette version « maison », vous vous épargnez les ajouts de produits dont on se passe volontiers tels que : sucres, amidons, gélifiants, épaississants, acide phosphorique et phosphates, conservateurs, antioxydants, acidifiants, correcteurs d’acidité, exhausteurs de goût, colorants…
De plus, vous savez quels morceaux de viande vous mettez dans votre terrine. Malheureusement sur les terrines industrielles, il faut de bonnes lunettes pour vérifier la qualité des morceaux ou les appellations.
Cette terrine est donc sans gluten et sans lactose. Si vous aimez, vous pouvez l’accompagnement d’une vinaigrette aux herbes, aux cornichons hachés et aux oeufs durs moulinés

Vous pouvez la déguster dès le lendemain de sa fabrication. La réalisation ne nécessite aucune connaissance technique, il suffit de suivre la recette à la lettre. 

Dans une grande casserole : mettre 800g de joues de boeuf parées ficelez par 2. Couvrir d’eau froide. Laisser bouillir 5 minutes pour retirer les impuretés (le bouillon de cuisson ne sera pas trouble). Les égoutter et les rincez sous l’eau froide.

Dans cette même casserole mais nettoyée : remettre la viande et couvrir largement d’eau froide + 1 cuillère à café de sel + 1 cuillère à café de poivre en grains +  1 oignon jaune épluché non coupé piqué d’un clou de girofle + 1 bouquet garni. Porter à ébullition. Laisser cuire 30 minutes.

Au bout de 30 minutes, ajouter : 2 poireaux de taille moyenne bien nettoyés + 2 carottes de taille moyenne épluchées. Laissez cuire à feu doux 2h30 à couvert. Vérifier de temps en temps qu’il ne manque pas d’eau, sinon en rajouter.

Au bout de 2h30 : éteindre le feu. Sortir délicatement les poireaux et les carottes et laisser la viande refroidir dans la casserole. Ne pas jeter le bouillon.
Couper les poireaux de la longueur de la terrine.
Couper les carottes en dés.
Quand la viande est tiède, l’effilocher dans un plat + carottes coupées en dés + 150 ml du jus de cuisson + Sel + Poivre + Persil et/ou Ciboulette (en fonction des goûts). N’hésitez pas à gouter et à rectifier l’assaisonnement.

Recouvrir l’intérieur de la terrine (16 cm par 8 cm environ) de papier cuisson.
Répartir au fond de la terrine la moitié du mélange viande-carottes.
Déposer dessus les poireaux.
Recouvrir les poireaux du reste de viande – carottes.
Tasser bien avec le dos d’une cuillère à soupe. Ma terrine possède une « presse », je l’utilise aussi.
Fermer la terrine et la mettre au réfrigérateur pour 8h minimum.

Si vous aimez, vous pouvez l’accompagnement d’une vinaigrette aux herbes, aux cornichons hachés et aux oeufs durs moulinés

 

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Magret de canard séché

Cette recette circule énormément sur internet et dans les magazines. Je la réalise depuis plusieurs années maintenant et elle a toujours autant de succès. Il m’arrive même d’en apporter un tout prêt lorsque je suis invitée.

Le magret fumé accompagnera à merveille une salade mesclun avec des pousses d’épinards, des tomates cerises, des courgettes crues, des oeufs de caille, et pourquoi pas même contribuer à la réalisation d’un bon sandwich à indice glycémique bas. Une recette originale que j’aime faire est aussi la pizza chèvre magret séché. 
Il trouvera sa place sur la table de l’apéritif en tartinade avec de la tapenade ou de l’avocat, et pensez aussi l’été aux brochettes magret séché – billes de melon. En cette période difficile de confinement tout ceci nous fait rêver. 
Mais, la réalisation du magret, nécessité quand même 3 semaines de patience. N’hésitez pas à vous y mettre immédiatement pour qu’il accompagne votre apéritif de fin de confinement. 

Certes, la réalisation est très longue : 3 semaines dans le bac du frigo dans un torchon ou dans une cave fraîche mais est vraiment très simple à faire. 

L’avantage est aussi au niveau économique ! Il vous reviendra à la moitié du prix du commerce.
Vous achèterez dans le commerce le magret séché au prix de 50€ le kilo en moyenne. En le faisant maison, vos lamelles de magret séché ne vous couteront que 25€ le kilo, correspondant au prix du kilo du magret frais (en moyenne) auquel il faut rajouter 1,50€ le sachet de gros sel. 

Enfin, le dernier avantage est que votre magret séché pourra être complémentèrent différent d’une fois sur l’autre en variant avec les épices et les herbes aromatiques en fonction de vos goûts, de votre imagination et de ce que vous avez dans les placards. Mes préférés sont romarin/thym et celui au piment d’espelette.

Dans un plat : versez 250g de gros sel. Poser par dessus le magret de canard et versez  à nouveau 250g de gros sel par dessus. Le magret doit disparaitre sous le sel. Filmez.

Laissez macérer 12 à 18 heures selon la grosseur du magret au réfrigérateur.

Au bout de 18h environ, retirer tout le sel sur le magret. L’essuyer avec un torchon si nécessaire.

Vient ensuite le moment de votre imagination et de vos goûts personnels : parsemez de poivre et/ou d’herbes aromatiques séchées (romarin, thym….) et/ou d’épices la chair du magret (piment d’Espelette…).

Roulez-le dans un torchon propre. Laissez-le sécher 3 semaines pas moins en bas du réfrigérateur ou suspendu dans une cave fraîche.

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Artichauts (gratinés) au four

Voici la recette des artichauts gratinés de Laurent Mariotte qu’il nous avait généreusement partagé au cours du confinement.

Ces artichauts peuvent être réalisés pour une entrée, un accompagnement ou encore à picorer à l’apéritif

Après avoir suivi la recette à la lettre, j’ai essayé de la décliner à ma façon. A la place du parmesan citron, ail, menthe, épices. N’hésitez pas à jouer avec les saveurs, avec ce que vous avez dans les placards ou dans le bac d’aromatiques dans le jardin ou sur le balcon.
Il est important de choisir des artichauts violets de Provence. Les plus petits possible sera le mieux dans cette préparation. 

Vous savez à quel point je n’aime, en général pas chauffer l’huile d’olive, mais ici le temps de chauffe étant de 5 minutes sous le grill, cela ne laisse pas le temps à l’huile d’olive d’atteindre le point de fumée et donc de se transformer en substances nocives. Toutes les matières grasses ne conviennent pas à la cuisson. En fonction de la classe des acides gras qui les composent, les matières grasses peuvent former des substances nocives pour la Santé quand elles sont chauffées.
Pour pouvoir être chauffées, les matières grasses doivent contenir une majorité d’acides gras saturés, voire monoinsaturés : c’est le cas de certaines huiles et du beurre.
Pour mieux comprendre « l’univers des lipides » , vous pouvez lire l’article à ce sujet dans ce blog.

Il me semblait me souvenir de ma grand mère qui disait toujours que les artichauts étaient difficile à préparer. Mais en suivant les indications de Laurent Mariotte, je n’ai eu aucune difficultés.  C’est pourquoi je reprends ces propos à la lettre quant à la préparation des artichauts (attention, ne vous fiez pas à la photo) :

  • couper la tige a 3 cm de la tête
  • Retirer les feuilles dures (suivant la grosseur des artichauts on en retire beaucoup).
  • Couper la pointe des feuilles 
  • Pelez les tiges
  • Couper les artichauts en 2 dans la longueur
  • Les citronnier immédiatement

Dans une grosse casserole : 3 litres d’eau + Sel + 1/2 citron + 1 feuille de laurier. Faire chauffer. Plonger l6/8 artichauts violets de Provence préalablement préparés (voir ci-dessus). Cuire 8 à 10 minutes en fonction de la taille des artichauts. 

Dans un plat allant au four : disposer les artichauts côte à côte. Arroser d’un filet d’huile d’olive. Parsemer dessus le parmesan râpé*. Mettre au four 5 minutes mode Grill. 
A la sortie du four : Sel + Poivre
Servir immédiatement. 

* A la place du parmesan, vous pouvez jouer avec les saveurs et parsemer par exemple du citron, de l’ail, de la menthe, des épices …

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Bouillon de légumes au gingembre et curcuma frais

Cette recette vient du magazine Saveurs de Février 2020 (N°261) que j’ai à peine modifiée. J’ai surtout retiré les pommes de terre afin que ce bouillon garde toutes ces saveurs exotiques tout en étant à indice glycémique bas. Le jour ou j’ai voulu l’essayer, je n’avais pas de chou frisé comme proposé dans la recette, je l’ai alors remplacé par du chou kale. A vous de varier les plaisirs !

Ce bouillon est proposé dans ce magazine pour être dégusté tel quel en entrée, comme une soupe. Il m’est arrivé de le réaliser pour y pocher du poisson comme un pavé de saumon ou beau morceau de cabillaud. Dans ce cas, il peut tout à fait représenter un plat complet pour un diner.  

Il est naturellement sans lactose et sans gluten (le sarrasin est sans gluten) si vous faites attention au bouillon de légumes que vous utilisez. Comme toujours je préconise de le faire maison. En cliquant ici, vous trouverez la recette. C’est LA recette qui, il y a 3 ans, m’avait fait acheter le Thermomix ! Oui cela peut paraître une dépense énorme pour ça, mais c’est plutôt l’idée du 100% fait-maison, sans sucres, sans conservateurs ni additifs qui m’avait séduite.
Quand on analyse la liste des ingrédients des petits cubes du commerce, même bio, les faire maison prend tout son sens. Cette analyse est d’ailleurs consultable en cliquant ici.

Le sarrasin décortiqué grillé (ou Kasha) s’achète tel quel ou vous pouvez le réaliser à partir de sarrasin décortiqué en le grillant à sec dans une poêle. Attention, ne le quittez pas des yeux, il doit juste griller et à peine colorer.

Concernant les légumes, je préfère les couper en gros morceaux quand je réalise cet bouillon en tant que « potée » en en morceaux plus petits lorsque j’y plonge des morceaux de poissons. 

Dans une cocotte en fonte ou une grande casserole : faire chauffer 3 cuillères à soupe d‘huile de coco bio désodorisée à la vapeur d’eau (ou au goût coco si vous aimez). Ajouter 1 oignon haché + 2 gousses d’ail hachées + 1,5 cm de gingembre frais râpé + 1,5 cm de curcuma frais râpé. Faire revenir sans coloration pendant 5 minutes. 

+ 2 carottes épluchées et coupées en morceaux + 2 navets épluchés et coupés en morceaux + 2 poireaux épluchés et coupés en morceaux + 4 branches de chou kale (sans la tige centrale) coupées en lanières (ou 1/2 chou frisé) + 1 litre de bouillon de légumes
Porter à ébullition et faire cuire à frémissements pendant 30 minutes.

Au moment de servir, arroser d’un filet de jus de citron et d’une cuillère à soupe bombée de sarrasin décortiqué grillé, appelé Kasha.

Si vous décidez de pocher du poisson dans ce bouillon, avant de rajouter le filet de citron et le sarrasin grillé, plonger les morceaux de poisson pour 15 minutes, puis au moment de servir, arroser d’un filet de jus de citron et d’une cuillère à soupe bombée de sarrasin décortiqué grillé, appelé Kasha.

 

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Ail confit

Pourquoi ne pas « profiter » de ce confinement pour réaliser tout ce dont on n’a jamais le temps de faire ?
C’est ce que j’ai fait en réalisant ce matin de l’ail confit. C’est une recette que je fais depuis 2017 environ et qui me sert souvent. 
J’essaie d’en avoir toujours au réfrigérateur. Je peux m’en servir pour accompagner de la viande comme une épaule d’agneau, une côte de boeuf, une pintade rôtie, mais je peux m’en servir en tartinade également sur un délicieux pain au levain à la farine intégrale.
Il m’arrive aussi lorsque je suis invitée de porter un petit bocal, en général cela fait toujours plaisir. 

C’est une recette tirée de l’espace recette Thermomix mais en aucun cas vous avez besoin de ce robot pour la réaliser. L’ail confit est très facile à faire et peut tout à fait être fait dans une cocotte en fonte ou même une casserole. Il suffit de laisser mijoter tous les ingrédients pendant 45 minutes, en surveillant mais sans avoir à rester devant pour mélanger.
Contrairement à ce qui est spécifié dans la recette originale, je ne stérilise pas mes bocaux donc je les conserve au frigo et en général ils partent très vite. 

Concernant l’huile d’olive utilisée pour cette recette, je suis face à un dilemme.
D’abord, je vous conseille d’utiliser une huile d’olive vierge et obtenue par pression à froid, si possible bio. Dites vous toujours que si les mentions « vierge » et « pression à froid » ne figurent pas sur l’emballage c’est que cette huile a été obtenue à l’aide de solvants chimiques et par la chaleur. Elle n’est donc plus interessante et peut même être nocive. Lorsque les huiles végétales polyinsaturées sont soumises à de hautes températures ou à d’autres procédés comme l’hydrogénation, les acides gras de l’huile se transforment et deviennent des acides gras Trans, nuisibles à la Santé. Ces acides gras Trans conduisent à la résistance des cellules à l’insuline, favorisent l’inflammation, et augmentent le risque cardio-vasculaire.

Mais d’un autre côté, je ne vous recommande aussi de ne pas de vous servir de cette huile qui aura cuit. 
Même si, dans cette recette la température de cuisson est considérée comme basse à 100°, l’huile d’olive n’est cependant pas faite pour être chauffée. De part sa forte teneur en acides gras monoinsaturés et faible teneur en polyinsaturés, c’est en assaisonnement qu’elle est idéale. Mais elle peut être utilisée aussi sur des préparations tièdes : soupes, poireaux vinaigrettes … En tout cas, il est préférable de ne pas la monter en température.

Voilà mon problème : je vous conseille une huile de qualité, qui ne sera quand même pas faite pour être utilisée… 

Je vous partage quand même la recette car cet ail confit est vraiment délicieux. Pour vous donner une idée, le bocal que vous voyez sur la photo contient 8 têtes d’ail.

Dans une cocotte en fonte : gousses d’ail en chemise (sans les éplucher) de 4 têtes d’ail + 10 g de gros sel + 10 baies roses + 10 graines de poivre + 2 brins de romarin + 2 branches de thym . Recouvrir le tout d’huile d’olive.

Laisser mijoter à 100° pendant 45 minutes. 

Laisser refroidir avant de mettre dans des bocaux et au frigo. 

 

Au Thermomix : 
Dans le bol : gousses d’ail en chemise (sans les éplucher) de 4 têtes d’ail + 10 g de gros sel + 10 baies roses + 10 graines de poivre + 2 brins de romarin + 2 branches de thym . Recouvrir le tout d’huile d’olive.
45 Min / 100° / Vitesse Spatule.

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